| A cinq heures du matin tous les camions s’éveillent L’café chez les Routiers a pas l’mêm’ goût qu’ailleurs On discute on espère qu’il f’ra beau tout à l’heure Conduire dans ce brouillard c’est un sacré merdier Benoît l’gars d’La Rochelle a eu un accident Ils ont pris son permis il peut plus travailler Il cherche du boulot dans une usine quelqu’ part Patron combien j’vous dois et puis tout l’mond’ repart Tu roules vers le sud Dans ce pays qui dort Tu roules vers le nord Il faut être un peu fou dans le petit matin Pour faire du stop avec deux valises et un chien Vas-y tu peux monter et dormir par derrière J’te réveill’rai plus tard on prendra un café Tu m’demandes mon métier j’te dis que j’chante un peu Tu connais pas mon nom ça j’en suis pas surpris Tu parles de ton enfance t’avais peur dans ton lit On se dira pas tout ça n’a pas d’importance Tu roules vers le sud Dans ce pays qui dort Tu roules vers le nord Tu dis que tu voudrais pas finir dans la tôle Mais que la vie toujours c’est la mort qui nous frôle Tu dis qu’on roule toujours et qu’on n’arrive jamais Tu dis qu’on roule toujours et qu’on n’arrive jamais Paroles : Michel Boutet Musique : Lionel Dudognon 33 t "Le sable est mouvant" © Les Editions de l’Aviateur, 1978 |