| Sur mon bateau fantôme c’est ma vie qu’a la fièvre On arrache à loisir tous mes chemins de chèvre Quand on s' balance à l'eau on risque se noyer Quand on s’ balance à l’eau mais moi j’ sais pas nager J' suis à l'étroit Dans c' bateau-là Vous moquez pas j'ai paumé les rames Vous moquez pas j'ai paumé les rames Sur mon bateau fantôme y'a trop d' vent dans ma tête Faut bien que j' crache un peu que j' laisse la porte ouverte Ouverte à double-tour ouverte à contresens Suppos' qu'après ta mort il y ait ta naissance J' suis à l'étroit Dans c' bateau-là Vous moquez pas j'ai paumé les rames Vous moquez pas j'ai paumé les rames Sur mon bateau fantôme y'a plus qu' trois jours de vivre Quand on s'accroche au vent c'est normal qu'on dérive Tu nages au fil de l'eau moi à contre-courant C'est normal qu'on dérive quand on s'accroche au vent J’ suis à l’étroit Dans c’ costum’-là J' suis un enfant fantôme les grand's personnes m'inquiètent J' suis un enfant qui voit ses amitiés en miettes Naïf au point d’ laisser ses mains toujours ouvertes Toutes ces rues bondées sont vraiment trop désertes J' suis à l'étroit Dans cett' vie-là Paroles : Michel Boutet Musique : Michel Boutet – Lionel Dudognon 33 t "Le sable est mouvant" © Editions de l’Aviateur, 1978 |