Vos visages courent vers moi
Comme mille chevaux de Camargue
Vos visages en février
Le calme des promenades
Vos visages porte ouverte
Les dimanches soleil rasant
La forêt en patience

Ici c’est la paix qui préside
Á croire que la vie est bonne
Cette lenteur est un suicide
C’est toujours la braconne
Vos chevaux ont le pas lourd
Et vous ne chantez jamais
Dans vos nuits de silence

Vos visages courent vers moi
Quelque part entre la rivière
Et les vignes et vos enfants
Et les chemins de pierres
Je m’en vais loin de vous
Et vos visages s’effacent
Au fond de la fosse aux loups


Paroles : Michel Boutet
Musique : Félix Blanchard – Robert Guille
33 t "Le sable est mouvant"
© Les Editions de l’Aviateur